Galeries.

  - Galeries , égout et issue de secours.      :REFUGE DE CHAUVES SOURIS;

 

2562 mètres de galeries sillonnent le sous sol du Bois du Chénois, des pâtures,  du Bois du Mamelon et du bois de Sourcillon-Fontaine .

 Superficie globale des emprises du fort : environ 24 hectares.

 Ces galeries assurent les liaisons entre le Bloc B7 –entrées, dans le Bois de Sourcillon-Fontaine, et les blocs de combat loin au Nord, colline du bois du Chénois ; s’y ajoute l’égout qui évacue les eaux d’infiltration ; 1752 mètres séparent B 7 de la casemate cuirassée B2, la plus au Nord.

 Partant de  B7, et après avoir descendu l’escalier de 15 mètres , on arrive dans la galerie au niveau Usine. Une voie ferrée de 60 cm débute pour parcourir 1200 mètres en direction «  des avants »  ( petit garage à locos pour charger les accus , sur le côté droit ) ; on parcourt 250 mètres,  et on se trouve devant le blockhaus de galerie, à un coude,  blockhaus destiné  à interdire l’intrusion ennemie dans le fort  à partir du B 7. En plafond de ce blockhaus arrive une gaine d'acier contenant des fils téléphoniques provenant de 25 mètres plus haut, d'un blockhaus au ras du sol , dit" boite de connection", à partir de laquelle partaient les cables de téléphone  " de campagne", et ceux enterrés à trois métres de profondeur,en gaine-buses béton, vers l'arriére ;  une autre boite de connection ( ou "coupure") se trouve dans les bois , à la sortie du petit égout-drain se jetant dans le ruisseau la Guerlette.

 Peu après, on trouve les encadrements des portes cuirassées et étanches  , ferraillées bien entendu ( mais sections propres) . On parcourt une cinquantaine de mètres, et on arrive au casernement : casernes à gauche de la galerie et cuisine –vivres - chambre froide  à droite ( il n’y a pas de réfectoire ; seulement des tablettes rabattables rivées aux murs de la caserne et du couloir - galerie ) ( et aux trognons de supports -torchés par les ferrailleurs- sont accrochées des chauves-souris, qui dorment , le jour , en été, et l' hiver..)

     La galerie de 1,60m de large se prolonge en ligne droite vers le nord  sur 830 mètres  avec une pente ascendante de 2% environ. ( pour l ' écoulement)  ( entre 3 % = 1,7 ° d' angle , et 2 %  = 1,2° ! A vos tables de Log ! )   Elle comporte tous les 50 mètres des regards d’égout (grilles ferraillées), et tous les 100 mètres une petite niche latérale pour trois ou quatre hommes , niche qui servait   aux personnels empruntant la galerie (à pied ,bien sûr) à éviter les convois de lorrys à munitions ou d’approvisionnement montant pleins de B7,  et descendant , vides, des blocs de combat. Deux gares de croisement des convois sont installées dans cette galerie, ainsi que deux  petits ateliers.

  Le long des parois , à un mètre soixante de haut  environ , courrent  , agraphés , les cables divers : téléphone, haute-tension- 600 volts, ( jusqu' à la sous-station qui abaisse le courant ; effet Joule - effet Joule!) à  basse tension de 110 volts pour les -maigres- éclairages de la galerie( et 600 volts , et courant continu pour la tourelle d' artillerie ) ; il n' y a pas de " tablettes en béton" , comme dans les ouvrages de Lorraine ou Alpes, par mesure d'économie ( moins de matériaux, moins de maitre-couple de forage de la galerie !! économie ! économie et rationalité ! ) Ces tablettes béton - porte- cables sont la transposition - bête et basique , et copies des tablettes du métro parisien ! mais le métro parisien date de 1900 - 1ére ligne- avec des capitaux belges ( ben oui! ) , et à l'époque , en 1900 , les ouvriers étaient payés avec " une poignée de queues de cerises" , et les femmes portaient des culottes longues ( mais fendues!) et des robes qui trainaient par terre ; les "penseurs de 1930", qui ont cogité sur la construction de la Ligne , n'ont pas transposé l'époque et les moyens ; c'est comme si , maintenant ,2012, on envoyait une lettre  banale par porteur à pied ou à vèlo à quelqu''un , alors qu'on peut expédier un mail ! ( quoiqu'une lettre, bien écrite ,  par moments , " çà frappe plus" ).

 .... Dans le même ordre d'idée , à Rimplas, Alpes- Maritimes , gros ouvrage pensé dés 1928 et commencé en 1929 ( et terminé vers 1939 ) , on a fait des volutes gracieuses aux têtes de rampes de paliers ou d'escalier ; c'était trés " chic " , à l'époque!....( à voir un peu avec les culottes de cheval des officiers, copies de celles des Anglais , étrange.. Et les éperons... en 1940 ......).

 - A l'encontre des autres forts , P.O  ou G.O de Lorraine ou des Alpes (voir Col de Brouis, tuyaux d'air qui courrent en plafond de galerie) , le Chénois N'A PAS  de CONDUITS d'AIR en galerie; c'est la galerie elle-même qui sert de conduit . La surpression légère et la pente ascendante (2 pour cent) assure la circulation de l'air propre venant du bloc B 7 . chose en core unique dans ce fort.( économie, économie).Voir également les deux bouches d'air en béton en forme de syphon- chicane  prenant dans le fossé du B 7,  et une en cheminée incluse dans la façade du B 7 , et une autre dans le sas-porte- piétons pour l'approvisionnement en air des moteurs-diesels ) ( idem à Vélosnes).

 

          Il y a également dans cette longue galerie deux puits-silos à graviers  et deux puits-cuves à eau.

 - puits-silos  à graviers: ce sont des réservoirs supérieurs, latéraux à la galerie et chargés de gravier ; une vanne-volet occulte la trappe du bas. En cas d’intrusion ennemie dans la galerie, on érige une barricade de sacs de gravier, mieux que des « sacs de terre », derrière laquelle on peut lutter (« Vaux, toujours Vaux ! »). Dans la galerie-égout, se trouvent également deux autres silos à gravier, pour les  mêmes raisons, d’autant plus que cette galerie, souterraine, voit sa voûte se rapprocher de plus en plus de la surface du sol, qui tombe en pente raide sur la Guerlette: donc fragilité et possibilité de percement par obus lourd tombant en coup direct. (Il ne reste que 2 à 3 mètres de terre au dessus de la voûte d’égout). Les puits- silos ont été façonnés en puits de surface, bétonnés, puis refermés, cailloutés sur leurs têtes, avec un peu de terre sur le dessus; on repére leurs positions par les " épluchures " de béton laissées sur place .

 

Silo à gravier,pr barrages, sur puits service

 

 

 

- Puits-cuves à eau: ce sont des puits verticaux de 15 mètres de haut, pourvus d’une cuve  contenant de l’eau et servant à tout (lutte contre incendie ou réserves) : des cuves ont été installées dans les anciens puits « de service », qui servaient à l’aération et construction  de la galerie lors de sa construction, et à l’évacuation des déblais. Ailleurs, sur toute la Ligne, ces puits, une fois les travaux accomplis, étaient comblés. Ici, chose encore UNIQUE sur  la Ligne, on trouve un côté pratique à ces travaux de creusement et on en fait des cuves à incendie, afin de rationnaliser dépenses et travaux.

 

 On arrive au premier embranchement, lieu de la sous station électrique, (abaissement des tensions par groupes convertisseurs, en voltages  directement utilisables par les utilisateurs des avants (  600,vots,400 volts, 110 volts, etc).    -Quelqu' un des parages, nous a donné, il y a trois ans, 2011, le "produit d' un larçin" , commis il y a longtemps, été 1940 " quand il était parti avec son frère ainé, lui, tout jeune, aprés le départ des Français , et quand les Allemands avaient arrêté la guerre" ; ils étaient rentrés dans le Chénois, vide de personnel, avaient visité, certainement l ' usine, et les ateliers, pleins à craquer, et ils étaient remontés avec un trésor : un multimètre , origine , certainement , - le métro parisien,; le vieux monsieur nous  l' a donné: " je n' en ai plus rien à faire , donc je vous le donne pour votre fort; d' ailleurs, je n ' ai jamais su comment çà marchait" ; et puis, il est mort ( pas devant le fort, mais chez lui , un peu plus tard ) ; il s' agit d' un gros multimètre-valisette, en 110 vots, 240vots et 600 volts ; JAMAIS laissé inside ( pas comme " Georges Clooney"!).

 Sur la droite : dans une autre galerie, toujours ferrée, de 320 mètres de long,  se trouvent une gare et un embryon de galerie : elles devaient servir le bloc B 6, tourelle d’artillerie modèle 1933, jamais installée par manque de crédits ;  un peu  plus loin  se trouvent deux niches latérales, fourneaux de mine pour faire sauter la galerie en cas d’intrusion ennemie dans le bloc B1.

   Effet Joule " et compagnie" , raisons du transport de l ' énergie électrique avec une tension éléevée et non pas avec du 110 volts ou du 220 volts : raisons principales : " la résistivité" du cable et métal porteur , qui s' oppose au passage du courant , donc : échauffement du cable , et , en plus : - distance , car on perd de la puissance plus la longueur des cables augmente ; exemple  " bête" ( "nul-nul en algèbre, bon en géométrie , surtout dans l ' espace "-rève-", pas trés bon en physique , et jamais compris les cosinus et les exponentielles : nul !) : - pour transmettre une puissance - exemple- de 3 KW , tension : 220 volts, intensité 13,6 ampéres, perte admissible maxi : 3 % ? " le plus loin possible" , soit 520 mètres , il faut une section de cables de 50 mm2 ( " c 'est gros"), -relevés ( bête et discipliné) des " Cableries Daumesnil" .....Donc , si on veut du courant " pratique" et assidu " à l ' autre bout de la chaine" , il faut une haute tension transportée ; et la sous-station produit et  distribue des courants aux bonnes tensions adaptées aux utilisateurs, et aux outils : 600 volts , 400 , 110 volts... continus ao alternatifs....( " ouïe youïe ouïe que c' est compliqué , çà  !" ).

On  arrive au bloc B1 : son pied de cage d’escalier, la première fois qu’on le voit, offre un spectacle dantesque, prenant, saisissant, angoissant : la cage  est encombrée de débris et de blocs de béton provenant du haut, tombés lors de l’explosion par minage de la tourelle d’armes-mixte  ( Automne 1944, par les Allemands , qui ne pouvaient là " retourner la Ligne" , interrompue entre Montmédy et Longuyon-Lorraine ,au niveau Marville ) .  En éteignant les lumières (des torches !) on peut apercevoir, 38 mètres plus haut par la cage d’escaliers (en bon état mais ménage non fait) la lueur du jour filtrant par la herse posée par le Conservatoire-Nature, pour empêcher l’intrusion et les chutes (fatales) (mais pas de protection pour le puits de tourelle…qui  fait six mètres de profondeur !).(accès au puits « protégé » par nos soins, par barricade de troncs et branches  et panneaux avertisseurs ;à condition qu’ON ne les ôte pas).

   Sur la gauche de la sous-station électrique, on parcourt 200 mètres  (en passant sous le sommet du bois du Chénois , 321 mètres , 40 mètres au dessus) et on arrive, face à un atelier vide, à la galerie de 106 mètres (c’est écrit sur le mur de gauche au crayon) menant au pied de l’escalier de 38 mètres de haut du B4, tirant ver l’Ouest :la RN 43, Signy-Montlibert, Margut.

  En reprenant la galerie principale, sur 100 mètres, on arrive à une gare qui mène au pied du Bloc B5, tourelle d’artillerie à deux 75 mm modèle 1905 (semblable à celles de Verdun , Belfort ,Toul,....) ( mur de tourelle identique à cees modèle 1905, mais meurtrières-embrasures pour les canons , modèle 1932 R, "travaillées" différemment , car " accrochages" des tubes différents de ceux modèle 1905.... Cette galerie dessert le Poste de Commandement ( réduit ) et quatre soutes à obus (12000 cartouches de 75 mm) La manutention des casiers à obus, une fois déchargés des lorrys tractés par une petite loco à accus, s’effectuaient par monorail aérien et palan, de la gare aux soutes et des soutes  vers le monte-charges de 400 kg menant du pied de B5 jusqu’à la tourelle, 38 mètres plus haut. La voie ferrée s'arrête aux soutes à obus.(tout ferraillé , trognons des potences de mono-rail) Puits du B 5 encombré de débris de casse des voussoirs de tourelle ...et de calcite.  Les soutes sont comme le reste , abritées à 30 mètres sous terres et roches , bancs de calcaire, afin d' être à l ' abri des coups de l ' obus de 42 cm Krupp ; ce que n ' a pu faire la soute aux poudres du fort de Loncin - Liège , dont les 12 tonnes de poudre ont sauté, atteintes par un obus de 42 vm, en Aout 1914.  Obus de 42 cm gisant sur le terre-plein du fort de la Pompelle-Reims.Wp 000973

 

 

  On continue la galerie sur 200 mètres et on arrive à un croisement :

 à droite, petite galerie de 320 mètres, non ferrée, charriage des munitions et vivres par chariots genre chariots à bagages , menant au pied du bloc cuirassé B 2, bloc qui se trouve 20 mètres plus haut, en direction du vallon de la Minière, et d’Avioth (pourquoi Minière ? parce qu’on y recherchait, et trouvait, dans les bancs de roches calcaires  du bathonien, des rogatons ou des morceaux d’oxyde de fer, minerai pas très riche) . Il n’y a pas d’issue possible en secours pour l’équipage de B2 si la galerie, à 20 mètres de profondeur, est détruite par un coup direct de 420 mm ….

à gauche, on trouve, après une cinquantaine de mètres, le pied de l’escalier montant au B3, 25 mètres plus haut, bloc tirant  vers l’Ouest : Margut , Sapogne, Château de Tassigny.

 

    Comparé aux gros ouvrages  «  classiques » de la Ligne : Soetrich, avec les blocs situés dans un carré de 300 mètres de côté, ou Bréhain, semblable, les avants du Fort du Chénois sont très dispersés sur le terrain : ils couvrent  une vingtaine d’hectares, donc favorisent la dispersion des coups  et diminuent la possibilité de destruction . ( 24 hectares)

 

 


 DOTATION en MUNITIONS : En général , les munitions, en particulier les coups-obus de 75mm, 135mm, obus de mortiers de 81mm, coups complets de 47 A Chars  (ou 37mm), et les cartouches de mitrailleuses ou F.M, sont normalement entreposées dans un magazin principal, le M 1, situé prés de l'Entrée -munitions, à l'arriére, en souterrains, dans la normale des choses de la Ligne Maginot "première"; des dépots "avancés se trouvent au pied du bloc utilisateur, et un 3eme petit dépot se trouve dans la chambre de tir.

Au Chénois, de deuxième génération, il n'y a qu'un dépot avancé, prés du B5 ; mais, alors qu'il aurait pu etre entre B5 et les arrières, protégé par 35 à 38 mètres de sols argileux et calcaires , il se trouve "en avant " de B 5, avec seulement une trentaine de mètres de sols argile-roches calcaires en bancs.  Dotations théoriques : ^    4000 coups de 75mm par pièce ( mais ici , il y en  a 12.000)

                                                               600 coups complets de 47 mm anti-char/pièce,( soit 1800 coups)   .

                                                               140.000 cartouches 1929 C  de 7,5mm par Jumelage de mitrailleuses MAC 31

                                                                600 Cartouches de 25 mm anti-char( soit 3600 coups)

                                                                40.OOO cartouches 1929 C de 7,5mm par fusil-mitrailleur équipant les  clochesGFM:

                                                                 1000 cartouches 1929C de 7,5mm par F.M 1924-29 de porte, de défenses arrières, ou de fossé-diamant

                                                                50 grenades DF par fossé diamant (lanceur)

                                                                 100 obus-grenade de 50mm pour mortier d'embrasures de cloche GFM ( mais ,il n'y en a pas, les sabots ad-hoc n'étant pas fait pour les embrasures des cloches modèle B) le problème sera dramatique à la Ferté: apparemment les guetteurs se rendaient compte que des gens montaient vers eux, mal vus, non tirables, sauf au lance-grenades, à partir de l'autre bloc, en téléphonant pour se faire tirer dessus, ou au pied,; mais,"yen n'avait pas")( mais semble-t-il , des grenades ont été jetées par les meurtrières des GFM sur les Allemands approchant ; plus roulées que jetées..)

                                                                 600 Coups de 60mm, obus-grenades, pour la cloche L.G, l'affut lance-grenades du bloc B1, mais "yavait pas", parceque le tube-lanceur de l'affut L.G, même système que les mortiers de 81mm: incidence à 45 °, variation de la distance en découvrant , ou fermant des orifices situés le long du tube- le tube-lanceur de 60mm " n'était pas au point"; car parait-il  (et çà doit être vrai, tenu d'un vieux lieutenant du Matériel, en CLRM, aux FFA, qui les avait vu en arsenal): "au bout d'une dizaine de tirs, le tireur commençait à être mal à cause des fuites de gaz (C.O)" :  mais -  UN:il pouvait porter un masque à gaz, et  DEUX /être changé au bout de 30 tirs  Et à la Ferté, ils sont tous morts aussi à cause d'absence d' engin à tirs courbes  (mais çà ne les aurait pas sauvé) ;

.   Ce genre de mortier de 60mm a été réutilisé o'u ?  - Question pour un champion "allez Julien LEPERSE" : à DBP = Dien Bien Phu, en petits blocs-béton ,fin  1953  et fin en Mai 1954, remenber . Puis sur l'AML Panhard, AML 60 , en Algérie.

     Au Chénois, au pied de chaque bloc, en bout de galerie, se trouvent un ou deux chambres de stockage des munitions, également stockées en chambre de tir.

  Les lorrys- chariots sont tractés par des locos à accumulateurs; il ne reste d' un qu' un pare-choc ; types : tout ce que l ' on veut " ya le choix " : AEG , Petercom ,Plymouth , Stadler ( USA), Type A Storage Battery Loco , Grant Line , Truck Hourland.....Il devait y en avoir quatre , d' aprés le volume de leur garage et atelier, au début de la galerie principale , pile à l ' aplomb du bloc B 7 ( vide de tout , bien entendu), tout en bas à - 15 M .

 Entre les soutes et le pied du bloc d' artillerie B 5 les munitions de 75 mm étaient charriées dans des conteneurs de 50 cartouches accrochés à des rails de plafond ; les conteneurs parcouraient ainsi plus d' une centaine de mètres entre soutes et le monte-charge ;Il ne reste rien de toutes ces ferrailles, sauf des chicots fichés dans les murs ; à titre d' exemple : dessertes de Fermont . les Allemands ont sorti un max de fers des forts et casemates, à partir surtout de 1943 ; c ' est à cette époque qu ' ils ont fait la chasse aux épaves d' avions, aux épaves de chars et divers, et ....aux sous et ressources des Français; et également initié la traque des Israelites, presqu ' autant par conviction , que pour les richesses de certains , " pour faire marcher la guerre"; hélas....

Wp 2075

 

 

 

 

Construction des galeries :

      Les galeries ont été forées et construites comme  les galeries de mines ou les tunnels, à l’exception de l’égout , qui, sur une moitié, a été construit en tranchée ouverte, puis (mal) comblée (et non terminée : les déblais s’accumulent dans un coin de bois :environ 5000m3,sur une centaine de mètres de long, ,en langue…) .Les roches dures calcaires extraites ont été  façonnées en moellons qui ont servi,  maçonnés puis enduits de sikalite, à construire voûtes et murs de 80 cm d’épaisseur.  ( moellons simples, pas pierres taillées - réglo ) Les salles, casernes, soutes, P.C, et tous locaux souterrains sont construits de manière semblable, en pierres maçonnées et crépies, comme dans les forts  fin XIXe siècle ( et pour cause de coûts, les galeries en béton armé coûtant trois fois plus cher). Section de forage : environ trois mètres de haut sur deux et demi de large pour la galerie principale; sept à dix mètres pour gares, P.C soutes, casernes, ateliers ,ce qui fait , rien que pour les galeries au moins: 15000m3 de déblais-terres , les pierres des bancs de roches calcaires étant récupérées et façonnées en moellons, travaillées" in situ." Par contre , alors que dans les ouvrages de 1 ére génération de Lorraine, d'Alsace ou des Alpes, endroits dans lesquels on s'appliquait à façonner " carrés-carrés" des moellons de pierre d'égale dimension (? !) , dans le Chénois, ou Vélosnes, la Ferté et Thonnelle , les pierres-moellons sont parfaitement inégales; elles sont seulement ajourées - ajustées, pour gain de temps, de sous et d'éfficacité ; il est vrai que les parois sont recouvertes d'enduit à la sikalite ( pas partout).

La galerie  est en pente afin de favoriser l’évacuation des eaux d’infiltration (malgré l’épais crépi à la sikalite). Cette pente, à 2%, est  faible pour ne pas gêner la montée des convois des  trains de lorrys à locos électriques à accumulateurs, chargés de munitions sur les voies de 60 cm d’écartement, incluses dans la dalle de béton de la galerie principale. (ferraille oubliée dans la niche d’un silo-graviers : pare-choc de loco).

 Cette galerie principale, au niveau usine, risque fort de se ruiner, et d’éclater  par la pression des eaux et l’absence d’entretien physique  des occupants (à savoir le Conservatoire –Natures louant, en surface, l’emprise des blocs (et non l’intérieur des locaux ; mais …), noyant pour toujours l’intérieur du fort (et les chauve-souris qui s’y trouvent  ).visite 6 MAI 2009.

 Les chauves-souris, 276 individus divers, sont gérées par le CREPESC en vertu de la convention de Berne , des accords de Grenelle II , de l'Ecologie, etc ; elles sont surveillées -comptées d'une maniére "neutre " (voeux pieux ) ; mais ne sont-elles pas aussi  "élevées " par la fermeture au ciment-mortier de certaines cloches  à B 1 et B 4 ?  Dans le site sur la petite ligne S T G de Brandeville , il est mentionné que 3 à 400 chauves-souris  vivent et volètent dans ces deux casemates de bord de route . Sont - elles génées ? Elles ne sont pas traumatisées ; , ; seules les vaches et le propriétaire-paysan les gardent ? et elles vivent apparemment en toute quiétude , prés de leurs bois nourriciers. ( 550 comptées le 9 février 2015 ; Qui dit mieux ?)

 

 L’égout : c’est une galerie de 80 cm de large, 1,80 mètre de haut et 385 mètres de long  et terminée par une buse béton de 15 à 20 mètres de long, qui se jette dans la Guerlette.  Il comporte deux silos à gravier,  l ' issue de secours et une chambre terminale « à pièges ». Il s’embranche sur la galerie principale, au niveau le plus bas, devant l’Usine ( et devant les cuves à fuel ) . L ' égout comporte une issue de secours qui a été obstruée et bétonnée ; cette issue , sous la " surveillance " de la cloche GFM- droite, est située à environ 300-320 mètres du bloc  7; elle est du genre " à silo à gravier et puits" , puits dans lequel se déverse le gravier qui obture le puits secret , à deux échelles à crampons ; cette issue a servi à l ' évacuation , quand l ' entrée du B 7 s' est trouvée sous les feux d' une patrouille allemande infiltrée aprés l ' incendie de la casemate de Sapogne; la sortie est obturée par une plaque d' acier , et les tunnels sont remplis de gravier , par en bas, et un bouchon de béton , et de terres , par en haut ; pour plus de renseignement , voir site " maginot.free", schéma d' issue secrète ; bizarrerie : le conduit d' accés repasse sur la galerie d' égout par économie, afin de profiter d' un silo à gravier-barricadejouxtant ( " on fait un puits pour deux silos côte à côte , au lieu d' en construire deux , à X mètres de distance " ; "quand on n'a plus d' argent , on réfléchit plus !... " ) . Sur la paroi, courent des fils téléphoniques venant de la boite de coupure arrière, qui faisait les liaisons avec les troupes terrestres et l’artillerie  des unités « de forteresse » encadrant chaque ouvrage et garnissant les intervalles de la Ligne Maginot. Une porte cuirassée avec meurtrière F.M et une porte étanche séparaient l’égout de l’intérieur du fort. La boite de coupure était en liaison filaire en particulier avec le bois de Saint Donat , sa chambre de coupure et le P.C de bataillon du 136eme R I F , régiment d'infanterie de forteresse qui tenait tout le secteur arrière et les intervalles. La buse -béton de sortie d' égout fait 15 cm de diamètre - pas plus; pourquoi ? pour ne pas qu'un loustic-souple, si la buse fait trente cm de diamètre,  ne s' infiltre dedans , suivi par d'autres envahisseurs souples et fins, et investissent le fort!....Ce qui fait qu ' avec le calcitage, dans 2 siècles, les dessous de la Ligne Maginot seront ennoyés...et l 'eau débordera par le fossé diamant du B 7 , si le bloc n ' a pas fondu du fait de la rouille des fers ( la rouille occupe huit fois le volume du fer d' origine ,et fait donc éclater le béton- poreux- que l ' armature est sensée rigidifier et consolider...)

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