La Luftwaffe au Chénois

 

RADAR ALLEMAND et alentours.    ( Radar = radiorepérage, tout simplement) ...( avant , c ' était aux sons; voir plus loin)

 Dans les alentours du fort du Chénois, on trouve les tracés des anciennes tranchées en seconde ligne, parfois proches des casemates de combat, mais en général se situant  à quelque 500 mètres en arrière ; cette ligne est ponctuée de casemates type STG toutes non terminées (il reste par endroits des coffrages en bois, pourris). Ces casemates étaient armées d'un canon de 25 mm Puteaux et d'une mitrailleuse Hotchkiss, plus un FM par groupe de créneaux. Des casemates identiques sont visibles à Donchery, extrémité Ouest de la Tête de Pont de Montmédy.( blocs situés juste au dessus de la RN 64 : casemates STG,  ou FCR ,case artillerie-75mm, 3 cases Barbeyrac- carrefour/ Bellevue/ RN 77 et 64 (axe et cheminements de l'infanterie de la II eme PZDiv, et IRGD !).

Il reste également des observatoires et des casemates d'artillerie (un canon de 75mm) comme à la Laiterie ( 75 mm) ou au bois Saint Donat ou en avant du P.O Thonnelle (embrasures refermées au béton lors de la retraite du 13 Juin 1940).( et autres chose aussi , cachées , et re- cachées ! because pillards )

 Et , chose unique sur la Ligne Maginot : un radar allemand s' est installé sur les superstructures du fort.

  - Donc ,une garnison allemande est restée dans le fort,  avec une base-radar de la Luftwaffe, de fint 1940 jusqu'à Septembre -Octobre 1944, soit près de quatre ans ( fin 1940 , aprés le " deuxième échec d' Hitler contre les démocraties-faibles-, ; le premier échec étant l ' évacuation de Dunkerque : 350.000 hommes soustraits , mais sans leurs armes, et échec de Seelowe :" invasion des Iles Britanniques impossible , deuxième échec; donc , on " fait le dos rond" , on se protège , et on protège le coeur de l ' Allemagne en installant une couverture radar ( " et donc , on a perdu la guerre, déjà , puisque l 'on n' a pas su la gagner tout de suite ! échec et mat  ).......La base -radat dépendait du système de couverture Radars et guerre électronique qui protégeait le coeur de l ' Allemagne nazie contre les vagues de bombardiers du Bomber Command .( Kammhuber Linie , du nom du général allemand concepteur de ce système de détection-interception de bombardiers alliés allant bombarder l ' Allemagne , l 'Himmelbett , "le ciel de lit") ( voir " cercle historique du Chénois")

Le radar se trouvait installé sur une tour basse, support d'un RADAR WURZBURG  type Fuse 65 L sur pylône,  modéle A  ( ?) , antenne de 3 mètres de diamètre ,avec son bâtiment de service enterré, en plein milieu du petit bois du Chénois, au sommet coté 321 mètres ; ce radar de détection de la Luftwaffe , portée de 30 km, construit par Téléfunken ( 5000 exemplaires de radars , en tout ) , était installé sur un mât , un peu comme celui de la station de Monterfil-Rennes, afin de dépasser la cime des taillis du bois . Il ne reste plus que la fosse maçonnée contenant la bâtisse de service et la tour, car les Allemands ont tout détruit à l'automne 44. ( trou -_ fouille destiné à l ' implantation de la casemate - tourelle de 75mm du B 6, jamais construite par manque de liquidités )

 ....  Pour étude exhaustive du système radar allemand , taper site "Radar du Camp de la Montagne", çà démarre "timide" , mais aprés , c 'est " explosif" , précis, professionnel .C'est l ' étude ,sur une page longue   qui met en valeur tout le système de la Luftwaffe; le Himmelbett . Et ,de plus  , cette base- installation-radar, ou ce qu ' il en reste, n ' est pas loin : elle se trouve à l ' est de Dun sur Meuse ( pas trés loin !) communes de Bréheville et Brandeville ( avec un oppidum avec murus , en plus ! au bout du chemin, au dessus de la" falaise"- qui n ' est qu 'un front de côte; oppidum de la Téne max , ou du Bronze , pour les avertis, un peu comme les deux de vers Vaudémont , baptisés " anciens camps romains", sur les cartes I.G.N .; " Hou ! hou !)  ). Il reste plus d' installation Lufftwaffe au Chénois, pourtant petite base , qu ' à la Montagne, garnison importante, 300 à 400 hommes , pour trois radars et une " visionneuse" et P.C de poursuite.

 Le radar   du Chénois était alimenté en énergie par un câble électrique venant du fort, logé dans des buses en ciment, et sortant du fort par un des champignons de prise d'air du bloc d'artillerie B 5 ,bloc dans lequel tournait un groupe électrogène, à demeure du bloc , pour le secours; ce groupe électrogène, est resté là au départ de la garnison française, dans la nuit du 12 au 13 Juin 1940 (groupe diesel de 16 CV)  ( B 5 : PRIVE ! accès interdit, troupeu de montons et brebis , qui est la ressource de vie du paysan ! ! beware ). Il reste un de ces groupe, tout rouillé, dans un bloc de l'ASW 2, G.Q.G d'Hitler , à Margival, le lond de la RN 2 partant de Soissons vers Laon, sur le plat, aprés les cavernes-champignonnières;(mais on ne peut plus s'arrêter en bordure de R.N). Note/ ASW 2 ; il s'agit du GQG  spécialement "bâti prés d'un tunnel de voie-ferrée,-donc train protégé des bombardements-" Q.G destiné à couvrir l'invasion de la Grande-Bretagne, à l'été 1940; faute de réussite, il devint Q.G pour "le front Ouest".

 Dans leBois du Chesnois passe la limite administrative des Ardennes et de la Meuse , donc des régions Champagne-Ardennes avec Lorraine ; bois communal; autour : cultures , donc zones privées , sauf le glacis du Bloc B 1 , propriété de la commune de Thonne le Thil ; zones tranquilles et propres ; les indélicats, les sauvages, ne sont pas les bienvenus.....

 - Témoignage d'un vieux monsieur , alerte, de Montmédy, ce 18 Juin 2011, pluvieux et grêleux, :"Je venais à Thonne-le-Thil,, de Montmédy, j'avais 15 ans à l'époque, et nous passions devant le fort du Chénois par la route d'Herbeuval; et on voyait de cette petite route un grand dôme en verre, sur le haut de la colline; c'est à partir de ce dôme de verre que les Allemands observaient les passages de bombardiers alliés qui allaient ou revenaient d'Allemagne, pour bombarder; ils volaient , semble-t-il, à 4000-5000 mètres d'altitude, et les Allemands relevaient leurs trajets, nombres,et toutes indications"..." Certaines nuits, on ne pouvait pas dormir tant le bruit des moteurs des bombardiers américains était puissant; les vols arrivaient du Nord, et au dessus du Chénois et Montmédy, les vols se partageaint, qui vers l'est, qui vers le sud-est de l'Allemagne; et les aviateurs du radar et du radôme d'observation renseignaient la défense aérienne du reich; apparemment, les parages servaient de "patte d'oie aérienne". Autre témoignage ( de dires et témoignages plus vieux, mais, hélas, avant, il y a 60-50-40 ans, on ne receuillait pas les témoignages, on en avait honte, "chut- chut", "ne pas parler de la défaite"):  "les bombardiers-survivants, revenaient d'Allemagne, se regroupaient, et certains "se soulageaient " du surplus, en particulier des bombes, pour essayer de rejoindre les bases anglaises; à telle enseigne qu'une grosse bombe était tombée dans la "pampa", et  avait explosé dans la nature, et qu'une autre -jadis- avait été retrouvée dans un champ, non explosée".

 L'électricité pouvait être fournie  par le petit groupe CLM de 16 CV (de secours) du bloc B 5 mais aussi par le réseau aérien extérieur, et arrière, qui arrivait au transformateur situé aux entrées B 7, dans le bois de Sourcillon-Fontaine (privé !), à un kilomètre de là, plein Sud, et par un groupe électrogène " moyen" installé par les Allemands au sous-sol du bloc Entrées B 7 en lieu et place d' une cuve-tampon à fuel , 5-6 M3, détruite-sabordée,. La ligne électrique aérienne était alimentée par le réseau civil , comme tous les ouvrages Maginot. ( ferraillée) ; les Todt sont restés  dans les parages environ une année à tout démonter-ferrailler.( par contre : ZERO renseignement ou témoignage à leur sujet ...)

Dans les Ardennes, il semblerait qu'on ne  trouvait que deux radars: un Wurzbourg au fort du Chénois, et un autre , de type FREYA, 120km de portée, situé à la côte 292 m, à Marlemont : socle en béton circulaire de 24 mètres de diamètre, un mètre de haut, possédant une couronne de 120 fers IPN, supportant le circulaire de roulement-disparu-, ; les IPN forment par rapport au centre du socle des angles de 3°  ; - au centre se trouve un support en IPN forts, à quatre pieds  . Petite histoire :- un Messerchmidt qui chassait des avions anglais en maraude autour du radar, s'est fait descendre par la FLAK du radar, pour aller s'écraser sur la ferme voisine , ensuite... ( station BERNHARDT  station radar, d'écoute, de brouillage-radio, et FLAK)  .... Au sujet de Marlemont et de son radar Freya,:il y avait là une statue de la Vierge, que les Allemands ont déplacé ; aprés la guerre, cette statue  a été remise  en place , mais sur le socle du radar ; avant- avant , il y avait sur cette même hauteur, un oratoire, parti à la ruine - et remplacé par cette Vierge; l'oratoire, certainement du Moyen-Age, avait succédé - certainement - à un fanum , la voie romaine - succédant à la voie celte- Laon-Castrice passant juste devant !....Panorama immense sur la pénéplaine de Thiérache et de Belgique ( en général , on place les radars " en haut"). Le panneau publicitaire 24M/15M prés des tribunes du feu circuit automobile de Gueux-Reims était tout simplement une armature et son " grillage" d'un feu radar fixe MAMMUTH,,un autre type d' antenne- radar ( l'Allemagne a construit 5000 radars , en tout ).( Saba- Villingen, Blaupunkt , Siemens , Téjéfunken , Rundfunk , etc etc )

Question : y avait-il, à Thonne-le-Thil un cantonnement pour les Luftwaffenhelferin , les « souris grises »,  personnel féminin, techniciennes pour l'entretien de la machine ?

 Pour les Allemands, en plus de connaître les systèmes Maginot, l'intérêt d'être dans cette Ligne qui leur avait  fait très peur avant l'attaque, qu'ils craignaient  et respectaient, c'était

le « retournement » de la fortification. 

  

    

 Devant les prémices de chute du Reich, et l'accumulation des défaites et reculades, la Heer avait constitué ses plans de retournement, qui seront appliqués avec succès durant l'automne 1944 grâce aux Festes de Metz, aux forts Maginot du Hackenberg, Métrich, Simserhof, Schiessek  Schoenenbourg  ( "môles " d' arrêt ou de fixation ) et autres . Ces forts, par les batteries de canons de 75 mm, gêneront considérablement les mouvements alliés sur la Moselle, en Lorraine et en Alsace ( avec de TRES petits équipages allemands, voir le site de Schoenenbourg-AALMA « combats de Bitche en Novembre 1944 »)  . Les forts non utiles aux Allemands seront détruits : les tourelles de Vélosnes et du Chénois (mais pas celle de Thonnelle) seront dynamitées.( Ce qui fera penser, aux hauts militaires français, aprés la guerre, que seuls les gros forts Maginot sont importants et valables, délaissant ainsi, à l'abandon, les petites casemates, vendues par les Domaines vers 1970, aprés  25 ans de pillage; il est vrai qu'elles ne servaient plus à grand chose, dans le systême de l'époque, sauf à coûter cher en entretien et surveillance).

 Lors de leur retraite, les Allemands minent et cassent  tout dans les forts un peu partout , du Chénois au Col de Brouis, prés de Sospel (Alpes Maritimes) et G.O Cap Martin. ( En détruisant tout, ou piégeant TOUT, dans le secteur de la Roya, y compris en piégeant ,non seulement les points miltaires, mais aussi: "les portes de placards, les portes de caves, les maisons de Pierre-Paul-Jacques"! Trés mal apprécié dans le coin de la Roya!(témoignages divers de Juillet 1985 et Aout 2009, et Aout 2013  )(-mais là, "Dieu que du monde" au fort du col de Restefond ! il faudrait faire payer l ' entrée, et y mettre une buvette !).( digression) ( photo de l ' escalier culbuté du Col de Brouis, façade d' armes projetée " un peu plus loin")

  Dans le Sud-EST , sous l ' impulsion du général Kesselring  , dés le 15 Aout 1944 - débarquement Anvil , Provence , les Allemands se fortifient sur les Alpes , de Menton jusqu ' au col du Petit Saint Bernard ....tout simplement sur et dans la Ligne Maginot , et la fortification italienne , assistés de troupes  italiennes fascistes , de Castillon jusqu 'à la Redoute ruinée , en passant par les forts de l ' Authion ; ils resteront là jusqu ' au 8 mai 1945 , " opération Canard" , chassés par la 1 ere DFL ( prés de 300 tués) ; ils ne s' installent pas sur la côté : St Martin , St Agnes , Roquebrune , pour échaper aux tirs de la Marine.....Chaque poste était tenu par 25 30- hommes ; combats durs, dont au Mont Froid - Mont Cenis.

  ANNEXE  Radar : découvert par hasard, en cherchant sur la toile, et dans les " vus", côté Brandeville-Bréheville ( " surprise") , site" 1.ber.free.fr , " le camp de la Montagne", nord Grande Montagne,radar allemand Wursburg, et ses ruines; plume :Ph Emonet , Brandeville ( bien !) . A revoir, car ,sans savoir,: question: " qu 'est ce que c 'est que çà, les Allemands ont oublié un pylone dans les champs" ( mêmes bases qu ' à la Pointe du Raz) (regelbau 227 , c ' est écrit dedans )   Exellente étude sur les barrières radars allemandes ...Quant au réduit en pierres calcaire, cité : bizarre , il ressemble étrangement à celui ( un ) du Cap Leucate- la Franqui , base de radars et place forte allemande;- en 1959, NOUS y avions fait péter une ovoïde allemande -oeuf- ficelles bleues; malins , qu 'on étaient, récents brévétés-paras-pré-militaires ! ("quand on n ' est pas jeune à 17ans1/2, on est vieux à 50 ")  ...Là aussi , à ce camp perdu dans les betteraves , un petit panneau, de la municipalité , ou du C.G , indicateur " ya un truc là" , un radar, une voie romaine, une forge gauloise ("sans les Gaulois"!), çà ferait du bien au portefeuille, et surtout aux neurones!....Mais voilà " ya pas!" ...A Paris , "ya la tour Ferfell, à Carcassonne ,ya la Cité, à Ambert , ya la fourme! et tu passe ton chemin"....( pas content).

  Barracks de la station radar Drache. radars DRACHE . Lien : " 1.ber.free.fr/Brandeville/histoire/wursburg.HTM"

  La chasse de nuit ," travaillant " avec cette ceinture de radars était équipée de Me 110, ou Bf, /secteur de Juvincourt ( " chemin des Dames, mais 25 ans aprés, et Corbeny ),et était basée à Juvincourt ( chars du groupement Bossut , avril 1917 !) , à Reims-Betheny, avec un aérodrome de " décharge" : Belval-Charleville ; de nombreux - nombreux Hallifax, Lancaster, Boieng B 17, ou Marauder gisent encore , depecés, dans les bois des Ardennes et de la Meuse, attendus et abattus " au tournant" de la " balise" du fort du Chenois, patte d' oie aérienne.; et abattus " par le ventre" , les nouveaux Bf 110 de la chasse de nuit ayant une " sweiling" de 30 mm ...sur le dos , les deux canons de 30 tirant à 60 degrés , donc dans le ventre des bombardiers, ces dits-bombardiers ne s' attendant pas à être attqués par le ventre , car , en général, c ' était par derrière , ou par dessus...!  A voir le fort , qu ' on ne voit pas, sauf quand on a le nez dessus , on ne se rend pas compte de tout ce qui a pu se passer dedans-dessus-autour..... " Ya de l 'Histoire , dans l' coin ! ya qu'à s' pencher dessus".

 

       Escalier,case B3,Col de Brouis détruits   circulaire 24m diam radar Freya pied-axe antenne de 24m sur 20m env baraque radar Marlemont idem Chénois 

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