SERVITUDES.

      Voir également descriptifs et deux photos dans : Témoignages , Maurice MATHIEU - propos de Mr Lemelle. ( " il y a deux " servitudes" ! ; car un avait disparu ? ...?; donc remplacé ; et le vrai " servitude" est réapparu ....Donc , il y en a deux "pour le prix d' un" , scusa ).

- Chaque fort , ou ensemble fortifié, ou groupe de casemates , est astreint à des servitudes. Ces servitudes , immédiates, sont : l' accés au site , les batiments d'entretien , les locaux de casernement , les locaux de réparation , les installations électriques et les dépôts arrières.

 Pour le fort du Chénois, et les casemates prôches : Margut , Moiry , Sainte-Marie,Sapogne, Christ, Thonne et Guerlette , les voies d'accés sont relativement aisées ; il s' agit tout simplement de la route nationale 43 , rocade qui va de Montmédy à Sedan; des petits chemins de terre désservent les casemates et accédent directement à la RN 43 ; pour le fort du Chénois , dont l' entrée se trouve " au fond des bois", il est relié à l'arrière par une route stratègique, qui s'embranche sur un chemin de terre, qui donne sur la RN 43 ; ce chemin prend au chemin du Bessu, village de Bièvre. Cette route stratégique est en macadam , 5 à 6 mètres de large ( macadam = cailloux concassés et roulés , et non revétement d' enrobé ; Mac ADAM , ingénieur écossais , 19 eme siècle , inventeur du dit.....), . La casemate d' Avioth , dans son champ montant , était raccordée à la départementale menant de Thonnelle à Avioth ( chemin disparu) . De toutes façons, il y avait des chemins ,nécessaires à la construction des ouvrages ,afin de charrier les matériaux ( poids d'une casemate : environ 1200 tonnes, poids d' un cuirassement: entre 12 et 40-50 tonnes pour les cloches armes-mixte ).

 Batiments d'entretien : ils sont situés dans le hameau de Montlibert , village de Signy-Montlibert, sur la RN 43 . Ils sont constitués de deux ensembles , un , au dessus de la route , avec locaux de" réparation  de deuxième échelon" ( le 1er échelon étant dans l'atelier du fort) , avec une "tour" transformateur ( hangar à rouleaux de paille , actuellement ), magazins , et douches- toilettes pour les casematiers ( voir témoignage de Mr Maurice Mathieu)  et cuisines pour les casematiers - qui n 'ont pas de cuisine, l ' ordinaire étant apporté en norvégiennes par une araba, voiure à cheval  ( n' ont que des vivres secs en stock , conserves et biscuits de guerre ) . . Le second batiment , sous la route , qui a été détruit ver 1998 , et remplacé par une grande demeure ; il servait de magasins autres, dépots et ateliers des sapeurs-téléphonistes  et de dépôts temporaires de munitions ; (( Grave : les btiments d' entretien sont à 500 mètres à peine de la ligne d' arrét , donc des feux ; celà doit être un intellectuel qui a placé " çà " là ....)  Une petite infirmerie était adjointe ; en cas de maladie ou blessure , le patient était évacué à l' hopital de Sedan .  Il existait également un  petit dépôt de mines et d'explosifs , les deux gros dépôts d'explosifs , pour fournir les fourneaux des D.P.M dispositifs de mine permanents , étant , l'un au Chateau-Bas , à Sedan ( en pleine ville !!!) et l' autre , dans un camp sur les hauteurs de Stenay ( " c'est mieux !")- route de Brouennes ( bô chateau)  Ces dépôts devaient fournir en pétards divers les DPM de Floing , de la Chapelle , du carrefour de Tassigny ( devant le chateau, à la patte d' oie), de la fourche de Saint- Menges-bureau des Douanes ( à la maison frontière-monument), Briquéterie de Montimont- L a Claire etc , Brevilly , Verneuil Grand,... etc ;( archives Vincennes ;  chaque dépôt emmagasinait une centaine de tonnes de pètards; bonjour Sedan s' il y avait eu un incident, un accident , ou une bombe de Stuka, ou un sabotage !). 100 tonnes de pétards gente T.N.T , çà fait une petite bombe atomique tactique , histoire de " faire le ménage" dans un couloir de chars- ou une pointe d ' attaque- une bombinette- tiré par un canon de 155mm ou 203 mm, soit une " 0 ,1 K T . En ville , dans Sedan , çà n ' est pas trés bon.' " encore une tête pensante ",, qui ne pense à rien ! " comment vouliez vous qu 'ils ne perdissent pas la guerre !".......)

 Casernements : les équipages des forts et ouvrages n 'occupaient la fortification qu 'en cas de crise ou de guerre ; les locaux ne sont pas trés salubres ,  sont sinistres, humides , désolants , et démoralisants ; voir à ce sujet , la " bétonite " maladie du béton et de l ' enfermement !   C 'est un sous-marin ! avec des équipages non entrainés aux sous- marins ! et non- volontaires comme les sous- mariniers ! )...; chaque casemate a un petit local " à vivre " à proximité , surtout en arrière , avec une petite cuisine rustique pour 7 à 8, 10 hommes ( mais pas pour 32 ou 60 - comme  est l ' équipage des casemates simple ou double) ; il s' agit de baraques genre Bussereau, survivantes de la Reconstruction, quand il fallait loger les gens du Nord-Est, revenus chez eux dans des ruines ( à Reims, détruit à 90 % , les gens ont vécu dans les caves pendant cinq ans ; les commerces étaient réunis devant la gare - aplatie- dans des baraques  en bois-genre films de western ; à Donchery , 98 % de la ville avait été brûlée; à Hierges : idem; Bullecourt , Bapaume, Achiet le Grand, Bourlon  etc , etc , rasés....) ;

    Ces baraquements, en cas de guerre , devaient tout simplement être incendiés pour libérer les glacis.  Devant la casemate d' entrées B 7, se trouve un socle d' une vingtaine de M2 en béton, qui supportait un petit baraquement-cuisine-réfectoire ( idem devant le B1 de la Ferté, rasé) ; de l' autre côté du chemin militaire, il y avait deux grands baraquements-casernes pour une compagnie " de piquet" , de garde ; à proximité , se trouve une grande cuve au ras du sol : la fosse commune, à utiliser pour ranger les corps des tués ; cette fosse-profonde- a été protégée par une balustrade faite avec huit perches apportées par le groupe d'Haraucourt - avec les pointes à chevrons ! derniérement ( et découpéé en allumettes dans les 15 jours qui ont suivi , par des " malfaisants"....).   Sur le " plat " de remblais juste au nord du B 7 , pas trés loin des cloches d' échappement des diesels , se trouvait un batiment long , en bois, pouvant contenir une chambrée d' une centaine d' hommes ( voir photos allemandes du livre de Stéphane Gaber ).( Pas détruit pour autant bien que les alentours du B 7 aient été copieusement " arrosés" de coups divers , surtout du 105 mm , et ausi du 240mm, cf les trous d' impacts .) . Ce qui fait ,  qu ' entre les 3 gros baraquements , qu ' un grand tiers ( ou une petite moitié ! voir Raimu et les " mesures" de son pastis-mominette- Picon ! ) logeait juste sur le fort , aux entrées , et donc était immédiatement disponible .  Les hommes, et les cadres logeaient encasernés à la caserne de la Ferté ( le village!) ( casernes jamais terminées); en fait , ils logeaient temporairement " chez l' habitant".  ( voir témoignage du 15 Octobre de Mr Lemelle , quant au logement du Lieutenant Bourguignon dans Thonne le Thil ) . Les liaisons étaient assurés par camions , ou ...à pied ; ce qui fait qu 'un  petit équipage restreint ,de fonctionnement , d'entretien et de garde" , demeurait  donc à poste ,en temps de paix ,,ou temps " tranquilles".et que le complément était à une quinzaine de minutes..

  -  Installations électriques : les gros ouvrages sont reliés au réseau civil ordinaire ; les casemates n' ont pas d' énergie électrique extérieure , vu les armes " légères" à servir ( F.M , mitrailleuses , canons de 47 ou 37 AC); l' éclairage  de secours est à base de lampes à pétrole ou bougies . Les groupes électrogènes ne sont là que pour la ventilation et le projecteur, et un peu de lumière maigrichotte . Le fort du Chénois est approvisionnée par une ligne à haute-tension, 1500 volts ? venant de Chauvency St Hubert , s' embranchant sur le réseau du fort par un transformateur situé prés du B 7; les pylones de support de la ligne et les cables sont partis ailleurs, ôtés par l 'Organisation Todt.( à cette époque ,le pillage, la rançon, la famine, les otages, la déportation, la mort, la non-existence étaient le quotidien des Européens) ( A ce propos , à Donchery , nous avons retouvé un vieux monsieur , alerte, de 90 ans : jeune otage, déporté à Auchswitz en 1944 , libéré par les Russes,rapatrié à Odessa- où de Gaulle est allé -le- les voir et congratuler, circuit par Chypre- Alexandrie, et retour en France ; " quelles " vacances" ! quand on a 18 ans !",Mais , comme il dit: " à 90 ans , je suis encore vivant!" (et alerte !)))..N ; " Lampes à pétrole" : dans toute la ligne Maginot , chaque poste " de surface" est équipé de lampe à pétrole, en secours ,; et chaque lampe " évacue" les gaz de combustion par un tuyau ( costaud , idem ceux de chauffage, diamètre 5 à 6 cm , en acier !) à l' exterieur , et débouchant par un tuyau ascendant, dont la bouche est protégé par un bouclier d' acier de trois centimètres d' épaisseur ! on ne sait jamais !...Vaux , toujours Vaux , fort qui s 'est rendu à cause de non- ventilation , non- air frais , non- eau , non- téléphone., non- transmission. en plus des " 8000obus par jour , en temps calme"....

   - Organisations de servitude : les boites ou chambres, de coupures ou de connexion , locaux souterrains , enfouis , seule la trappe d' accés affleure, destinées aux boitiers de connexion téléphoniques ; les lignes téléphoniques forment un nappage , un maillage intense , sur deux ou trois lignes , de cables téléphoniques enfouis dans trois métres de sol , et en double circuit.( copie améliorée des systèmes allemands de 1917- 18 , surtout du côté des secteurs Somme , et Ligne Hindenburg )

   Wp 001822 Boite de connexion , sans chapeau, comblée de cailloux , dans les colza ,en arrière de la Chapelle Saint Donat et de Thonne le Thil ,, et du B 7 et B 1 du Chénois , ainsi que des casemates de : Christ , Thonne , Guerlette , à 2 km plein Nord.  Cette boite est également raccordée , toujours en souterrain - 3 mètres-tuyaux de béton enfouis dans le sol- et cables cuirassés dedans! à :- la boite sortie-égout du Chénois , la boite- galerie du Chénois , plus , à l' Ouest , la boite 325 du bois de Signy , à l ' Est , la boite côté Laiterie , et au Sud Ouest : boite-chambre du Bois du Belloy , et plein Est ,à la boite-chambre de la carrière des Folies-Montmédy ; chambre : avec soldats-téléphonistres , équipage de centraux . Si une rupture apparait sur un circuit enfoui , et doublé une cinquantaine de mètres plus loin , la communication téléphonique transite par d' autres boites et cables...

  L ' approvisionnement arrivait au fort , et aux casemates par la voie stratégique qui passe par le bois du Belloy , Bièvres, Lamouilly et Olizy sur Chiers , par des routes civiles; Les dép^ots se trouvaient à Martincourt et Stenay ,où passe le chemin de fer ; dépôt annexe , à Montmédy ( surtout pour les casemates ,dont le dépôt intermédiaire est à la sortie Ouest de Montlibert).

    Mais dans la zone arrière de la Tête de Pont de Montmédy , parent pauvre - et trés pauvre- on ne trouve pas la profusion  d' approvisionnements que l ' on peut trouver sur la " ligne lourde" , avec , déjà ,-  les centres de distribution électrique , tels que que celui de  Civry- Xircourt , ou les voies  ferrées trés étroites qui arrivaient directement dans les forts  .Telle la petite voie au sud de Rochonvillers-Village ,  qui desservait les Gros Ouvrages de Rochonvillers et Molvange, coupant la route D 14 , longeant la  D 58 à l 'Ouest ,  dans les bois , en flanc de ravin ,venant de Fontoy , et passant à Angevillers ( voie ferrée disparue mais on en discerne encore la trace , tant coupant au court dans les champs, ou bien dans les deux talus de la D 14 , à l ' amorce d' un petit creux de la dite route ....) .....Ici , pas de moyens lourds ; c ' est le camion sur une petit route cailloutée ( macadamisée) ; ici , plus d' argent , donc , le minimum vital ; et plus loin , au bout  Ouest du secteur fortifié , à Sedan et Donchery , on se trouve en dessous du minimum vital , avec des troupes de campagne - pas mauvaises - solides , bien organisées, courageuses, mais en une seule ligne ( et même avec plusieurs " nasses" dont celle de Villers sur Bar)...Les lieutenants ou capitaines Drappier , Gonthier , Caribou...et les autres , ne pourront tenir le coup devant l ' avalanche allemandes ; " plus on allait vers l' Ouest, moins il y avait d' argent , donc de moyens" ;.c' est devenu la porte des Allemands. Et passé la Bar et le Canal des Ardennes , secteur de la IX eme Armée / Corap , là , c' est la misère , rien que " des petits trucs", la Vallée de la Meuse ( pourtant fournie par plus de 80 blocs) et la ' place de Rocroi" , ....." La défense , c' est une assurance ; si pas d ' argent , pas d' assurance !".

 Il y a "sur les Ardennes" , juste à la limite départementale , côté chemin montant vers le Sud ,une construction de béton ; " c 'est le champ de tir , c'est le champ de tir !" dixit certains...Celà a peut-être servi aux tirs ; au pistolet , ou au révolver, mais pas au fusil , car trop prés du pas de tir ; c ' est , en fait ,l ' ancienne tuilerie du coin; elle figure sur les cartes au 1/80000 dressées entre 1820 et 1866, dites " de l ' état-major"; et , sur les mêmes cartes, le bois de Sourcillon Fontaine , se nomme SILLONFONTAINE ! le cartographe-recopieur a dû éternuer en recopiant.....

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