Ferraillage du bloc B 1.

  - " Je suis de Thonne le Thil . Aprés la guerre , vers 1947- 1948 , j ' avais alors 13 ans - j ' en ai 80 actuellemnt- , il y a eu un démontage au fort du Chénois , exactement au bloc I  . Je me souviens du démontage ferraillage du bloc B 1 . Le bloc était alors complètement dégagé de toute végétation ; les glacis avaient été vidés de tous les réseaux de fils de fer barbelés, de queues de cochon et de rails par les Allemands pendant la guerre. Puis les Allemands à leur départ à l ' automne 1944 , ont tout fait péter et sont partis. Puis vers 1947 , une entreprise de ferraillage est venue avec un camion ; les ouvriers ont monté la machine à fabriquer de l ' acétylène, et les bouteilles d' oxygène; ils ont commencé à découper les voussoirs de la tourelle , disloquée , et certains fissurés ou brisés. Puis , sur le glacis complétement dégagé et tout droit , ils ont installé une petite voie ferrée genre Decauville et y ont monté un chariot avec un cable , relié à un treuil à main amarré en haut de la pente , ancré dans le sol et attaché à la cloche la plus haute . Puis ils ont commencé la découpe des boucliers  , épais par endroits de 40 cm ;ils découpaient des bouts d' une centaine de kilos qu'ils faisaient descendre par le waggonet jusqu' au camion garé en bas , puis le waggonnet était remonté au treuil : de temps en temps , ils utilisaient des pétards d' explosifs ; puis ils ont découpé toute la structure  des poutres de l ' intérieur du mécanisme de la tourelle ; il y avait , apparemment , quelques 110 à 120 tonnes de ferrailles ; ils ont laissé , on ne sait pas trop pourquoi, la coiffe de la tourelle celle  que les gens de Fermont exposent devant l ' entrée de leur fort ; il est vrai que le fort  du Chénois était à l ' abandon , à l ' époque , en 1978, et que personne ne s' interesait à la Ligne Maginot.. Ils ont travaillé plus d' un mois à démonter la tourelle .et une partie de l ' intérieur , ravagé par les explosions des Allemands . Ils ont abandonné la destruction et le démontage d' un grand affut de mortier, celui qui affleure par une cloche sur le toit du bloc ( " affut lance-grenades de 60 mm") Ils n ' ont fait que démonter les moteurs ou quelques pièces accessibles . Puis le fort est tombé dans l ' oubli , l' armée venait de temps en temps de Montmédy pour y faire des maneuvres et des exercices tant à l ' extérieur qu ' à l ' intérieur jusqu' en 1985......"

( Note : l' affut lance-grenades de 60 mm , pratiquement d' une seule pièce de trois mètres de haut , a été logé lors de la construction  dans son cylindre de maçonnerie et pas aprés la fin de la couverture par la dalle ; ce , au même titre que la porte cuirassée du Bloc B 7 , logée dans son fourreau étroit , un mètre de large .Ce qui implique que le " candidat" ouvrier- torcheur  , " entre en ébullition " au bout de cinq minutes de découpe au chalumeau. Les cloches G.F.M , et A.Mixte quant à elles , sont logées aprés construction du bloc , l ' intervalle- lisse- entre les parois béton et acier , étant rempli de béton ) Cf :  la cloche GFM du G.O de Cap-Martin , ouvrage que les Allemands ont fait sauter , surtout le bloc B 2, et où, par " éxés de gomme" , comme savaient si bien le faire les Allemands , la façade d' armes a volé , culbutée, et une cloche GFM est en partie sortie avec son enrobage de béton, non accroché aux parois et à la masse du bloc. Logement dans masse pour loger une cloche ; ici , c' est sur les casemates STG du " tour de Charleville" ,SDA Ardennes , , casemate au Nord de la casemate " de Lignières" , allant vers la Meuse et Nouzonville.

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